Culture numérique : formation et/ou accompagnement ?

montpellier

Véronique Singaré Reinhard, présidente de l’AddnB, revient de Montpellier où elle a assuré une série de formations à destinations du réseau de bibliothécaires montpelliérains.Véronique_portrait

Retour sur un expérience peut-être innovante mais surtout « pragmatique ».

 

– En quoi consiste cette formation ?

Cette formation aux « Usages et utilisation des tablettes en bibliothèque » a pour objectif de comprendre le fonctionnement des tablettes et ses usages possibles en bibliothèque et de favoriser l’usage éducatif des tablettes dans les bibliothèques. Elle permet une appropriation pour une meilleure médiation de ces ressources numériques.

-Comment l’avez-vous conçue ?

Je l’ai conçue de façon à balayer les différents aspects de la mise en place d’un service « tablettes » en médiathèque. Au-delà de la prise en main pour les niveaux débutants et grands débutants (principaux aspects de contexte et de techniques) il s’agit de savoir :

  • recevoir des services en ciblant des publics,
  • réaliser une veille numérique,
  • concevoir et animer des ateliers,
  • et maîtriser une maintenance de base en connaissant les paramétrages essentiels.

tablette_main

– Qu’en ont dit les participants ?

Dans l’ensemble les participants en ont retiré des clés et des pistes à développer ou à creuser. Il ont aussi échangé sur les postures du bibliothécaire : faire découvrir et  encourager l’utilisation d’applications peu connues, permettre aussi une réflexion dans l’utilisation des outils numériques dans cette généralisation massive des écrans avec ses côtés positifs mais aussi ses côtés négatifs (effet de mode, perte de la communication « naturelle »..). Pour beaucoup, la possibilité de partager autour de ces questions, qui sont de plus en plus au cœur de nos pratiques professionnelles, a été appréciée.

– Qu’en retirez-vous en tant qu’engagée associative ?

La possibilité de transmettre des connaissances, et surtout une démarche générale autour des outils numériques : se les approprier pour être un réel médiateur. Suffit-il d’avoir tout le savoir du monde à portée de clic pour que la culture soit accessible à tous ? Encore faut-il avoir des clés pour se les approprier. Les bibliothécaires ne se doivent-ils pas aussi d’être des interfaces humaines facilitant les usages numériques pour œuvrer pour une utilisation réfléchie et maîtrisée de ces usages ?

Ces questions sont au cœur des missions de l’Addnb.

tablettes en bibliothèque

– Comment définiriez-vous la formation à la culture numérique chez les bibliothécaires ?

Il me semble difficile de définir une formation minimale à la culture numérique adaptée pour les bibliothécaires. Au-delà de la nécessaire appropriation des outils numériques, il y a une curiosité, une culture de l’échange et du partage à développer pour être en mesure de suivre les évolutions rapides. Est-ce utopique de vouloir penser les équipes de travail comme des communautés d’apprentissage par les pairs ?

One Comment

  1. L IABD s associe a la tribune publiee le 10 septembre 2015 dans le journal Le Monde dans laquelle soixante-quinze personnalites de la communaute scientifique, de la recherche, du numerique et de la culture soutiennent les mesures du projet de loi numerique sur le domaine public informationnel,