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Compte-rendus de la journée RFID (14 mai 2007)

mercredi 13 juin 2007, par Michel Fauchié

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tag : RFID rubrique : La RFID (Identification par Radio-Fréquence) 5736 visites
Synthèse et présentations de la journée consacrée à la RFID en bibliothèque

Plus de 80 participants, un accueil fort chaleureux à la toute récente médiathèque d’Alfortville : la journée consacrée à la RFID a répondu aux attentes des bibliothécaires désireux de s’informer en détail de la mise en oeuvre de la RFID dans leurs établissements.

Présentations.

- L’exposé introductif de François Michaud ADDNB

http://www.slideshare.net/ADDNB/la-rfid-en-bibliotheque/1

- La présentation des matériels et de leurs coûts, par Anne-Françoise Robert ADDNB : http://www.slideshare.net/ADDNB/rfid-couts-et-materiels/

- Enjeux et démarches par Catherine Auzoux, médiathèque de Clamart (92) :

http://www.slideshare.net/ADDNB/enjeux-et-demarches-rfid-en-bibliothques

- A la médiathèque de Queven (56) par Alain Larrivé

- La RFID à Rennes (bibliothèque des Champs-Libres) par Sarah Toulouse : http://www.slideshare.net/ADDNB/la-rfid-rennes

Compte-rendus des sessions

(remerciements à Guillaume Thuries) document PDF à télécharger ou à lire ici

Les questions ... et les réponses

(remerciements à Aurélie Genay de la médiathèque d’Alfortville qui a relevé toutes les questions posées et les réponses des intervenants)

Première intervention : le fonctionnement de la RFID

- Il existe des puces qui possèdent uniquement un antivol non désactivable, pour les collections à consulter sur place que l’on souhaite équiper. Leur coût est nettement moins élevé que les autres puces RFID. Existe-t-il une puce qui contiendrait uniquement un antivol activable et désactivable, et donc de coût plus modéré qu’une puce RFID ?

A priori il n’existe pas de puce RFID qui ne contienne qu’un antivol désactivable.

- Est-ce que la recommandation française qui a été rédigée pourra un jour devenir une norme ISO ?

Non, ce n’est pas prévu pour le moment, car elle deviendrait payante.

- Les systèmes RFID sont-ils vraiment inter-opérables avec tous les systèmes SIGB ?

A priori oui, mais il est nécessaire d’effectuer des tests afin d’en être certain. Aucune étude complète n’a encore été menée sur la question.

- Existe-t-il une norme de l’étiquette RFID que l’on peut invoquer dans un cahier des charges ?

Oui. Voir les interventions.

- Les fournisseurs RFID préconisent de plus en plus les prêts des documents un par un, alors qu’un de leurs arguments de vente était au départ le prêt des documents par lot. D’où vient cette contradiction ?

Dans le cas des automates, le prêt des documents un par un facilite l’utilisation pour l’usager en cas de problème. Dans le cas de banques de prêt équipées de plaques RFID, le prêt et le retour des documents peuvent s’effectuer par lot.


Deuxième intervention : le fonctionnement

- Le rythme d’encodage des documents (1500 docs par jour) correspond juste à l’encodage, ou à l’équipement des documents avec les étiquettes puis à l’encodage ?

Le rythme d’encodage correspond au placement de l’étiquette sur les documents (équipement) puis à l’encodage proprement dit.

- Pourquoi ne pas avoir choisi l’option des automates de retour à Clamart ? Par manque de place ?

Par manque de place d’abord (surtout si l’on compte un robot trieur, au moins 10 m²) et parce qu’il aurait fallu avoir dans le bâtiment un cheminement dédié à la circulation des chariots de rangement, ce qui n’était pas prévu dans l’organisation des lieux.

- Dans le cas d’un fonctionnement en réseau, comment ça se passe avec la RFID quand tous les pôles n’en sont pas équipés et que l’on pratique le prêt inter ?

Aucun problème de fonctionnement. Il suffit de conserver un lecteur de code à barres dans tous les points du réseau pour lire les documents de toutes les autres bibliothèques, et de garder l’équipement en code à barres sur les livres.


Après-midi


Première intervention : le coût de l’équipement

- Concernant le logiciel d’interfaçage SIGB/RFID, est-ce que la médiathèque d’Alfortville s’en est équipée pour les prêts et les retours ?

Non, les prêts et les retours se font par les touches de fonction F5 et F6. Le logiciel RFID ne sait donc pas automatiquement que l’on est en situation de prêt ou de retour.

- Si on change le code à barres des documents, faut-il ré-encoder ? Oui

- Il peut exister une disjonction entre ce que dit le logiciel NEDAP (exemple : antivol non désactivé) et le SIGB (qui enregistre le prêt). Comment réagir ?

Le logiciel NEDAP fait apparaître une fenêtre à chaque opération effectuée (prêt validé / retour validé). S’il y a disjonction, il suffit alors de réactiver ou désactiver l’antivol en paramétrant l’opération souhaitée dans le logiciel NEDAP. Cela peut créer des dysfonctionnements ; ce sont les limites de la procédure adoptée.

- Pourquoi avoir choisi de ne pas intégrer la RFID au SIGB, à Alfortville ? Est-ce pour une raison de coût ou parce qu’il n’existait pas d’interface toute faite ?

C’était une question de coût et de timing dans la gestion du projet de construction et d’équipement. Cela ne laissait pas le temps de mettre en place l’interface.


Deuxième intervention : l’expérience de Rennes

- Si les CD sont équipés en électromagnétique, on ne peut pas enlever les anciennes étiquettes au moment de passer à la RFID, sans détériorer le document. La nouvelle génération d’étiquettes RFID, qui couple le booster avec l’étiquette antivol sera-t-elle compatible avec ces anciennes étiquettes 3M ? Oui

- Le retour des documents (CD et DVD) se fait un par un. Peut-il également marcher en lots si la puce est encodée pour savoir combien il y a d’éléments dans le boîtier ? Oui


Troisième intervention : l’expérience de Saint-Germain-en-Laye

- Existe-t-il des automates qui utilisent indifféremment les fonctions de prêt et de retour, ou faut-il différencier les automates ? Les automates proposent (pour la plupart) des fonctions prêt et/ou retour indifférenciées. A la bibliothèque de paramétrer selon ses besoins.


Quatrième intervention : l’expérience de Quéven

- Quand le retour des documents se fait par un automate, comment contrôler les livres très abîmés ou en retard ?

Il n’existe pas de solution pour le moment pour le contrôle de l’état du document. Les automates en revanche transmettent aux SIGB l’info sur le retard d’un document.


Questions et remarques générales sur l’ensemble de la journée

- Comment peut-on gérer les réservations et les alertes (retards, infractions, amendes...) avec un automate ?

L’automate peut être paramétré pour afficher un message demandant de s’orienter vers le personnel de la bibliothèque, ou bloquer les prêts sur la carte en cas de retard ou d’amende.

- Les automates de prêt impliquent à terme que le personnel n’effectue plus de prêt et qu’il y ait un redéploiement des tâches. Que vont faire les gens qui étaient avant à l’accueil-prêt (notamment dans les bibliothèques universitaires, où il existe une complète sectorisation des tâches) ?

Tout dépend de la politique interne de la bibliothèque. Le personnel ainsi libéré peut être « réinvesti » dans le renseignement aux usagers, ou au rangement en flux tendu.

- Par rapport aux décideurs, est-ce que ce personnel qui sera redéployé ne risque pas d’être simplement supprimé ?

La question mériterait une étude pour savoir si le cas s’est présenté. Pas de témoignage dans ce sens au cours des discussions entre participants.

- Pour les bibliothèques patrimoniales, existe-t-il un autre équipement RFID pour les collections anciennes ? A priori non

- Y a-t-il des retours d’expérience sur les cartes de lecteurs RFID ?

Non, pas au niveau des participants de la journée.

- Y a-t-il des retours d’expérience sur le récolement des usuels (évaluation de l’usage de documents qui ne passent pas au prêt) ?

Non, pas au niveau des participants de la journée.

- Comment sont traitées les revues ?

Certains ont fait le choix de ne pas équiper, d’autres de tout équiper, d’autres enfin qui ont choisi des puces avec une autre fréquence où un antivol est activé en permanence (coût moindre). C’est une question de rapport entre le coût de la revue et celui de l’étiquette.

- Y a-t-il une possibilité de traitement des documents par lot avec la RFID pour les BDP qui prêtent des valises thématiques par exemple ?

Oui, puisque les plaques peuvent lire plusieurs puces. Il existe des solutions telles que les « tunnels » (voir interventions).

- Le n° RCR pour les communautés d’agglomération n’est pas prévu : cela aura-t-il une implication sur les étiquettes ?

Pour l’instant il n’y a pas d’implication sur le fonctionnement RFID, mais sur l’étiquette le premier niveau de localisation (voir recommandation) est celui de la ville et non celui de la Communauté d’Agglomération.

- Que sait-on des problèmes de santé liés aux ondes des émetteurs ?

Aucune étude n’a encore été faite sur la question.

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