C’est quoi la RFID ?
Définition
Système d’identification qui comprend une étiquette électronique pour mémoriser des informations et un lecteur. Le transfert d’information du composant électronique vers le lecteur s’effectue par radiofréquence et non par lecture optique, comme c’est le cas pour le code à barres. Ce dispositif est par exemple utilisé par certains postes de péage automatique sur les autoroutes ou dans certaines applications de logistique pour suivre l’acheminement de marchandises. On s’attend à une généralisation de ce genre d’identifiant électronique si son prix baisse suffisamment. On pourrait par exemple en placer sur les produits vendus dans un supermarché. Lors du passage en caisse, le lecteur comptabiliserait tout ce que contient un caddy sans avoir besoin d’en faire défiler le contenu, article par article, sur un tapis roulant. Explications. http://www.01net.com/article/224603.html
RFID : la radio supplante le code-barres Hakim Remili
Hakim Remili, Décision Distribution, le 08/12/2003 à 00h00 Philippe Carlier, directeur logistique d’Ingram Micro France. Les étiquettes intelligentes ou « radio tags » assurent une meilleure traçabilité des produits et seront plus efficaces pour lutter contre le vol. Une solution d’avenir pour les industriels et les distributeurs dès que la barrière du prix aura volé en éclats.
Une petite puce est en train de capter l’attention du vaste monde de l’industrie et de la distribution. C’est la puce RFID (Radio Frequency Identification), une technologie d’identification et d’échanges d’informations destinée à remplacer à terme le « vieux » code-barres.
Composée d’une étiquette électronique qui mémorise les données numériques, et d’une antenne qui transmet les informations enregistrées, la puce RFID dispose d’énormes avantages et renvoie ainsi le code-barres à l’âge de pierre.
« Cette technologie permet de lire des informations sans contact avec l’objet ni visibilité, de mettre à jour l’information contenue, de supporter des températures importantes, d’assurer une lecture de masse, tout ce dont le code-barres est incapable », explique Patrick Lheure, directeur associé et responsable du secteur vente au détail chez Cap Gemini Ernst & Young.
Du coup, cette nouvelle puce est au coeur des stratégies futures des grands de l’industrie et de la logistique. Progilog, en novembre dernier, et la SITL (Semaine internationale de la logistique), en mars 2004, en ont fait ou en feront leur vedette incontestée. L’industrie informatique pourrait bien l’ériger en arme contre un fléau dont elle est victime : le vol.
Car outre le fait que cette nouvelle puce peut transformer et améliorer les processus logistiques qui concernent un grand nombre de secteurs économiques, elle serait en mesure de lutter plus efficacement contre le vol grâce à une meilleure traçabilité des produits.
Lutter contre le vol
Rappelons que ce phénomène frappe tous les produits à forte valeur ajoutée, notamment les portables, pendant les nombreux trajets qui composent toute la chaîne logistique (constructeurs, transporteurs, grossistes, revendeurs). Les moyens d’y faire face sont limités. Certes, le métier s’organise aujourd’hui dans le cadre du Syndicat français des grossistes informatiques.
Le SGI préconise, entre autres, l’utilisation « d’une base de données commune disponible aux services de la sécurité des entreprises et de la police, ainsi qu’une carte géographique des zones à risque », explique Philippe Carlier, directeur logistique chez Ingram Micro France.
Mais il faut compléter ce dispositif car ce fléau coûte très cher, plusieurs millions d’euros par an (1 % du CA, affirme-t-on chez Tech Data). « Or, les remboursements sont faibles au regard des préjudices subis, observe Philippe Carlier. Les assurances ne couvrent pas tout et les franchises sont exorbitantes. » Résultat, il faut continuer à lutter contre le vol.
Améliorer la traçabilité
La puce RFID tombe à point nommé. Utilisée déjà pour déjouer la contrefaçon, de nombreux industriels étudient la possibilité de mieux suivre leurs produits grâce à elle. « C’est tout à fait envisageable, souligne Robert Husset, PDG d’Aldata, une SSII spécialisée dans l’univers de la distribution et de la logistique. On sait lire l’identité de plusieurs centaines de PC. Il suffit d’enregistrer les numéros de série, puis de comparer par double lecture automatique les séquences de palettes et de livraison pour être sûr qu’on ne transporte pas des boîtes vides. »
Des fabricants de téléphones mobiles s’intéressent à des applications de ce type, selon Robert Husset. Qu’en pense-t-on du côté des grossistes informatiques ? « C’est en effet intéressant, répond Philippe Carlier, etle vol est clairement l’argument principal pour se lancer dans de tels projets liés à la RFID. Mais les coûts sont encore trop élevés. » Les puces en question coûtent entre 20 et 50 euros, pour les « tags » dits passifs (étiquettes intelligentes qui contiennent la puce et l’antenne).
Mais il faut compter aussi avec les systèmes de lecture et de communication, ce qui peut alourdir sensiblement l’addition : « Plusieurs centaines de milliers d’euros pour un entrepôt qui disposerait de 20 portiques », évalue Patrick Lheure (CGE&Y). « Nous attendons un rapport du ministère des Transports avant de prendre une décision dans le cadre du SGI, qui s’intéresse de près à cette nouvelle technologie », explique Philippe Carlier.
Une chose est sûre, Ingram Micro n’investira que lorsque les prix auront chuté. Le coût n’est du reste pas le seul obstacle à l’acceptation de la RFID par le marché. Des problèmes de normalisation demeurent. « C’est le cas des protocoles de transmission pour lesquels existent deux standards, ceux d’EPC Global et les normes ISO 18000 », souligne Patrick Lheure, pourtant optimiste compte tenu des progrès réalisés sur les normes de fréquences liées aux puces elles-mêmes.
Le débat mérite d’être suivi car EPC Global est un consortium mené par le géant américain de la distribution WalMart, pionnier dans l’adoption de la puce RFID puisqu’il va exiger de ses fournisseurs qu’ils se conforment aux normes établies par EPC Global, et ce dès 2005.
D’autres obstacles demeurent, plus liés à l’image négative de cette puce auprès du grand public, inquiet de se voir « pisté » jusque dans la vie privée  WalMart et la société Gillette ont d’ailleurs été au centre d’un scandale aux États-Unis l’été dernier... justement pour une application destinée à prévenir le vol, très important dans les hypermarchés sur les lames Gillette.
À suivre donc, mais les préoccupations de l’industrie et de la distribution restent centrées sur les coûts. Un bon signe, quelques géants de l’industrie informatique se sont emparés de la puce RFID pour constituer des offres. Tel est le cas de CGE&Y, mais aussi de Sun Microsystems, qui avec quatre autres sociétés, Aldata, Valorfi, A3 Dis et Cipam, a constitué une alliance commerciale pour offrir des solutions globales de traçabilité à partir de puces RFID.
Des projets pilotes devraient être lancés en 2002, et à grande échelle l’année suivante, assure-t-on chez CGE&Y et Sun. Si la puce RFID n’est pas pour tout de suite... c’est quand même pour bientôt.
DANS LES BIBLIOTHEQUES
Demande de Béziers
Dans le cadre du projet de création de médiathèque intercommunale de Béziers Méditerranée et du programme d’acquisition de documents, nous nous questionnons beaucoup sur la RFID. En conséquence, je souhaiterais pouvoir lire vos réactions et témoignages quant à vos choix ou projets sur la question, notamment dans les cas similaires au nôtre, à savoir une bibliothèque de 70 000 documents informatisés et antivolés 3 M évoluant vers une médiathèque de 170 000 documents à vocation tête de réseau, à l’horizon 2007.
Nous doutons encore beaucoup du véritable impact de cette technologie sur le gain de temps aux banques de prêt et lors des transactions réseau (bibliothèques municipales pas équipées, lecture de lots de docs ne détectant pas les messages type "réservation" etc.), d’autant plus si l’on rapporte celà aux coûts des puces.
Pouvez-vous nous aider à nous orienter de manière fiable , en dehors de contextes particuliers (sociétés commerciales implantées à proximité, image high- tech etc ;) vers telle ou telle solution : évolution en douceur avec équipement partiel, attente prudente, équipement total.... ??.
En vous remerciant par avance de vos réponses et en toute cordialité,
Evelyne Didier, Directrice de la BBM Evelyne DIDIER evelyne.didier@ville-beziers.fr
Demande de Montauban
Autre question : si un document est réservé, il est quasiment impossible d’envisager un retour massif par l’intermédiaire d’un "portique" car le document réservé sera toujours, bien évidemment, au fond du chariot, au 4e sous-sol... D’où, très concrètement, de gros problèmes en cas de retour centralisé...
P.LEROY, BM Montauban Leroy, Pascal pleroy@ville-montauban.fr
Réponses. La Rochelle
Bonjour,
Par ailleurs pour ce qui est de la sécurité antivol des documents audiovisuels et multimédia je pense que le système RFID n’est pas très adapté.
Bien cordialement Bruno CARBONE carbone@cda-larochelle.org
Réponses. Montauban
Bonjour, Nous avons à Montauban un projet de construction avec une ouverture prévue en 2008. La question de la RFID se pose donc déjà maintenant pour nous, en raison de la constitution à venir des collections. Vos avis sont donc les bienvenus. Ma réflexion avance : en ce qui concerne les livres, la BM de La Ciotat est satisfaite. En ce qui concerne les documents numériques, les problèmes semblent se résoudre peu à peu, d’après les premiers contacts que j’ai pu avoir. Mais qu’en pensent les collègues ? Cordialement Pascal LEROY, BM Montauban pleroy@ville-montauban.fr ]
Réponses. Rueil-Malmaison
Bonjour, Rueil-Malmaison n’envisage pas pour le moment cette installation ( RIFD) mais pour une médiathèque qui doit évoluer de façon importante ou pour un nouvel établissement , elle peut effectivement se poser la question car c’est la technologie de l’avenir. Il faut cependant ne pas oublier que tout est dans le code barre qui est très visible et qui s’arrache en cas de vol car les adhérents pensent que le système antivol est à l’intérieur...
Cordialement Carole Berté Directrice [mailto:cberte@mediatheque-rueilmalmaison.fr]
réponse : A Marseille.
flarbre flarbre@mairie-marseille.fr Depuis bientôt deux ans les bibliothèques de Marseille ont équipé quelques 800000 supports documentaires en RFID et depuis un an effectué plus de 2000000 d’opérations de prêt avec ce système de marquage. A la lecture des débats fantasmatiques qui agitent la liste, et en attendant de prendre le temps d’écrire un article depuis longtemps demandé par le BBF, je peux poser sur le sujet quelques vérités aujourd’hui incontestables sans être pour autant définitives.
Le coût de la RFID :
Il est important mais devrait décroître rapidement si le marché ne reste pas captif d’un seul fournisseur. Une étiquette RFID, selon les fournisseurs et les quantités, coûte entre 1 et 0,4 €. [en juin 2005, plutôt 0,20 €] RFID et antivol : A ce jour les solutions antivol en RFID ne sont pas fiables (20 à 50 % de détection selon les protocoles de tests). RFID et antivol : corollaire Il faut associer l’identifiant RFID à un antivol magnétique, les deux peuvent être sur une seule et même étiquette.
RFID et supports électroniques :
Des étiquettes RFID s’adaptent parfaitement aux supports cd, dvd, cassettes sans en altérer la lecture.
RFID et ergonomie du prêt :
L’avantage par rapport à la lecture optique est de ne pas avoir à viser, la lecture se fait à l’aveugle où que soit l’identifiant sur le document. Elle sécurise les transactions des automates de prêt ou retour.
RFID et documents multipièces :
Elle permet au moment d’un prêt ou d’un retour de s’assurer de la complétude d’un ensemble de documents liés ( sans ouvrir un coffret de cd).
RFID et récolements :
Elle facilite et accélère considérablement les récolements par la rapidité de lecture des identifiants (30 à 50 documents/minute).
RFID et magies blanche et noire :
La RFID ne lit pas plusieurs identifiants simultanément, les distances de lectures sont très limitées (quelques cm), elle ne lit pas à travers les murs même s’ils n’ont pas d’armature métallique, elle ne détecte pas le lapin dans le chapeau et ne fait pas parler les morts.
Applications privées
Philips applique la RFID sur sa propre chaîne logistique Philips Semiconductors annonce avoir déployé des étiquettes d’identification par radiofréquence (RFID) sur sa chaîne logistique en Asie, montrant ainsi sa confiance en ses propres produits et proposant un exemple de fonctionnement pour inspirer ses clients potentiels. ...Les étiquettes sont fournies par Smartag et Tagsys, les lecteurs d’étiquettes RFID par Tagsys et une troisième société, appelée Zebra, fournit les imprimantes pour le projet, souligne-t-on chez Philips.
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Le point en juin 2005
RFID, déjà près de chez vous Dans : Brèves/Technologies/Rfid - Par Cyril Fievet le 06/06/2005 http://www.internetactu.net/index.php ?p=6008
L’une des toutes premières tables rondes du Salon Européen de la Recherche et de l’Innovation qui s’est tenu ce week-end à Paris, était consacrée aux étiquettes à radio fréquence (RFID). http://www.salon-de-la-recherche.com
La table ronde était à l’image du débat désormais classique qui accompagne l’avènement des puces RFID : d’un côté les constructeurs et industriels, rappelant que l’atout potentiel majeur de la technologie et de "réduire les coûts tout en augmentant les ventes", par l’optimisation de la chaîne de distribution (Siemens) ; de l’autre les inquiets des possibilités de "flicage" pouvant être associées aux tags et plébiscitant des mesures de précaution (CNIL).
La table ronde ne laissait cependant aucun doute quant au développement rapide - voire à l’omniprésence - de la technologie, avec de multiples applications : cartes Navigo de la RATP, tags dans les livres en Australie pour optimiser la gestion des bibliothèques, tags sur des boites de médicaments ou les tubes de prélèvement organiques devant être conservés des années durant et au froid, étiquetage de tous les éléments de la chaîne de gestion des déchets sensibles en milieu hospitalier (bacs, personnel, etc.), tags dans les ascenseurs mémorisant les pannes et interventions des techniciens... Jean Emery, PDG de Tracetel, (http://www.tracetel.com ) expliquait que les problèmes inhérents à l’étiquetage des produits (interférences causées par les emballages métalliques ou les liquides) pouvaient être résolus en utilisant différents types de puces et de fréquences.
Sur le fond du débat relatif à la protection de la vie privée, peu de nouveau, si ce n’est, peut-être, la manière de présenter cette technologie (décrite comme l’inéluctable "remplaçant de nos bon vieux codes-barres"), mais aussi une différence d’appréciation culturelle. Alastair Mc Arthur, Directeur Technique de la société australienne Tagsys, http://www.tagsys.net ) s’étonnait par exemple du fait "que l’on parle autant de RFID aujourd’hui" et rappelait que "cette technologie fait partie du quotidien, depuis 15 ans, en Australie". "Tout le monde utilise RFID, souvent sans le savoir", expliquait-il, soulignant que la seule nouveauté réside dans le fait que "nous allons passer d’un monde avec des millions de puces RFID à un environnement composé de milliards de puces".
Les Rfid révolutionnent le merchandising
Dans : Brèves/Technologies/Rfid - Par Hubert Guillaud le 25/05/2005
Des professeurs de marketing de Wharton ont étudié les données recueillies pour la première fois par des puces d’identification radio (Rfid) situés sur des caddies de consommateurs afin de mieux comprendre la circulation des consommateurs dans les supermarchés.
En se focalisant uniquement sur l’itinéraire des acheteurs (et non sur la nature de leurs achats), l’étude remet en cause bien des idées reçues sur le mode de déplacement des clients dans un magasin : comment ils organisent leur parcours depuis l’entrée jusqu’à la sortie du magasin, comment ils choisissent les allées et dans quel sens ils les parcourent, comment ils partagent leur temps entre le périmètre extérieur du magasin et les allées, etc. On apprend ainsi que les consommateurs circulent plutôt dans le sens inverse des aiguilles d’une montre, qu’ils naviguent avant tout dans les allées périphériques et ne font que des excursions dans les rayons, que leur rythme d’achat s’accélère à mesure qu’ils approchent de la caisse, etc.
Les auteurs de l’étude estiment que leurs résultats devraient avoir des implications importantes sur les règles des placement de produits, la disposition des magasins et la mise en avant de produits. Via Smart Mobs.
Lien permanent et réactions en ligne :
http://www.internetactu.net/index.php ?p=5984
Le point en août 05
Où l’on observe que les effets d’annonce ont largement précédé les usages. L’étiquetage des produits - un à un - reste encore à l’état de projet pour deux raisons : le coût de l’étiquette, les freins émis par la CNIL.
Actu (sept 04)
RFID. Intermec Technologies prévoit de céder gratuitement 5 de ses brevets portant sur la technologie RFID aux fournisseurs de puces et de lecteurs exploitant ce procédé. Objectif du constructeur : favoriser l’émergence de cette méthode d’identification par fréquences radio, et accélérer la standardisation du protocole correspondant (RFID Gen 2) au sein du consortium EPCglobal. Selon la plupart des analystes, Intermec possède la grande majorité des brevets "critiques" du RFID. http://solutions.journaldunet.com/0409/040907_brefinter.shtml
et encore :
Des puces RFID pour réduire la contrefaçon de Viagra Technologie - La célèbre pilule bleue est le médicament le plus contrefait au monde. Le laboratoire Pfizer, son principal producteur, a donc investi dans les étiquettes électroniques RFID pour tracer chaque flacon : de leur sortie d’usine jusque chez le pharmacien. http://www.zdnet.fr/actualites/informatique/0,39040745,39302185,00.htm




















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